18/01/2060 : Les libre-services du diagnostique

Olivier Parent Commentaires fermés sur 18/01/2060 : Les libre-services du diagnostique

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TESTSLA LIBERALISATION DU COMMERCE DES AUTO-DIAGNOSTIQUES GENETIQUES ONT CHANGE la nature des rapports entre patient et corps médical. Cette généralisation de défiance totale s’est étendue à l’ensemble des êtres humains, au sein de la famille, de l’entreprise… Tout devient sujet à cautions… de la paternités au diagnostiques du professionnel de la santé !

La Commission Européenne aura retardé au maximum la commercialisation de ces kits d’auto-diagnostiques qui pullulent sur les sites de l’Hypernet : « Le temps que la technologie arrive à maturité et que nous nous assurions de leur respect de la législation européenne… » déclare le porte-parole du bureau de la présidence de la Commission qui tente surtout de désamorcé les menaces de procès liés aux plaintes successives déposées par les constructeurs de ces kits auprès de l’OMNEE. Ces industriels, repartis entre Asie (Chine) et l’Afrique Équatoriale, veulent voir s’ouvrir à leurs produits le marché européen qui, avec celui de l’Amérique, est de ceux qui possède le plus large potentiel de croissance, les marchés nationaux de proximité, pour la Chine et les pays d’Asie, arrivant à maturité.

Ces kits d’auto-diagnostique permettent à tout un chacun d’effectuer une analyse concernant telle ou telle pathologie, le catalogue des maladies qui peuvent être diagnostiqués par ces kits ne cessent de croître : Le père suspicieux peut s’assurer en un clin d’œil de la paternité de sa progéniture… de même pour le fils ou la fille désirant connaître avec certitude son ascendance. Que dire si un employeur ou un assureur se mettait à utiliser ce genre de kits qui permettent tout aussi de calculer les probabiltés de développer telle ou telle pathologie ! Le droit européen protège toujours la vie privée, mais la mal peut être vite accompli… en toute discrétion… et une carrière, un contrat d’assurance irrémédiablement modifiés sans preuves tangibles du délit d’intrusion dans la vie privée de la potentielle victime.

Pourtant, une autre catégorie de victimes pourrait bien apparaître : le corps médical. Que restera-t-il de la relation médecin-patient quand ce dernier pourra à tout moment vérifier les conclusions de son médecin, quitte à mettre en doute ses compétences ? Les sites Hypernet d’interprétation de ces kits reçoivent un franc succès. Tout le monde y est appelé à devenir un fin diagnosticien… dignes du célèbre docteur House, série télé diffusée dans les années 10 qui racontait les aventures médical d’un médecin talentueux mais misanthrope ! Les fabricants des kits dénoncent officiellement de tels sites… mais il ne faut guère gratter pour découvrir des soutiens plus ou moins masqués : certains fabricants financent même tel ou tel site. Que fait le législateur, peut-on se demander ? Sommes-nous définitivement entrés dans le monde du tout relatif centré sur le seul point de vue de la personne ?

© Olivier Parent – prospective.lecomptoir2.pro

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