Les Chandelles : premier club libertin labellisé covid free | 01/02/2021

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Les Chandelles : premier club libertin labellisé covid free | 01/02/2021

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Après plusieurs mois de fermeture, les clubs libertins ont été autorisés à rouvrir leurs portes par le gouvernement. Les Chandelles, le club le plus glamour de la capitale, est le premier établissement à obtenir le label européen Covid Free pour rassurer et faire revenir sa clientèle nous raconte Narcisse L. Pardalis.

Temps de lecture : 05 min

Le label : un nouvel espoir…

Cela fait maintenant 7 mois que l’Union Européenne a mis en place le label Covid Free pour donner suite aux demandes répétées des acteurs culturels de différents pays. Cette norme facultative s’applique aux lieux fermés recevant du public et permet d’identifier les établissements qui ont pris des mesures visant à assurer la protection des visiteurs contre une infection par le SARS-Cov-2.

Le label prévoit plusieurs niveaux afin de s’adapter aux différentes situations. Ainsi le niveau basique se contente de certifier la disponibilité de gel hydroalcoolique à portée de main et l’affichage des gestes barrières à respecter. A l’inverse, le niveau le plus élevé reconnait des dispositions plus exigeantes comme la présence d’un SAS à l’entrée, l’utilisation de matériaux comme le cuivre et le carton favorisant la dégradation du virus, des espaces et du mobilier conçus pour être à la fois facilement lavables et respecter la distanciation sociale ainsi que la mise en place d’un système d’extraction et de filtrage de l’air.

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Les établissements qui ont obtenu le label ont tendance à tous se ressembler. Certains diront avec un air de vaisseau spatial un peu cheap mais cela n’engage qu’eux. Le fameux club libertin Les Chandelles y a vu une opportunité artistique. « Nous avons fait appel aux meilleurs designers et architectes d’intérieur pour ce projet auxquels nous avons fixé une contrainte : respecter les fondamentaux de notre identité : le raffinement, la séduction, la discrétion », nous explique Nathalie Sostenga de la Vela, directrice de l’établissement. « Nous aurions pu nous contenter d’exiger de nos clients qu’ils produisent des certificats de non-contamination SARS-Cov-2, HIV et MST comme cela se fait maintenant à New-York. Ça nous aurait coûter beaucoup moins cher. Mais nous avons estimé que cela contredisait notre principe de discrétion. A la fois parce que c’est envahissant. Et parce que nous aurions eu beaucoup de difficultés à assurer la confidentialité des informations. Il aurait été beaucoup trop facile pour l’un de nos employés de révéler au public que telle ou telle personnalité est porteuse du coronavirus ou d’une maladie sexuellement transmissible. Vous imaginez le scandale et les dégâts sur notre réputation ! Nous avons estimé que le jeu n’en valait pas les Chandelles et nous avons donc choisi de réaliser des travaux pour obtenir le label »

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…pour un secteur en crise

Le confinement a fait du mal à la profession. Après plusieurs mois de fermeture en raison de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, la clientèle a pris de nouvelles habitudes. Les soirées à domicile en petit comité et entre gens de confiance ont perduré et sont devenues la norme.

« Pour éviter de se faire attraper par les autorités, qui sont de plus en plus dures, nous avons adopté les pratiques des libertins chinois, pays dans lequel le libertinage est interdit. Ainsi les propositions de rendez-vous ou de soirées ne sont plus publiés sur les sites de rencontre traditionnels mais sur le Live du Monde via des messages codés. Et nous utilisons de plus en plus la messagerie Telegram. J’ai l’impression d’être une espionne, ce qui est terriblement excitant. » témoigne Marie (le prénom a été changé), trentenaire parisienne.

Un point de vue totalement opposé à celui de Jean (là aussi le prénom a été modifié) « J’ai 55 ans, 3 enfants et quelques problèmes de santé. J’ai envie de voir mes enfants grandir. Par conséquent ma femme et moi avons décidé d’arrêter de fréquenter les clubs libertins tant qu’un vaccin ne sera pas au point. Les risques de transmission sont trop importants. ».

Cela explique que les clubs ont fermé les uns après les autres. Seuls ont survécu ceux avec les reins les plus solides. Et qui ont pris des mesures radicales comme se séparer d’une partie de leur personnel ou augmenter leurs tarifs pour couvrir la baisse de revenus. A l’instar de ce qui se fait dans l’hôtellerie, la restauration ou événementiel.

Une menace qui n’échappe pas à Mme Sostenga de la Vela. Même si celle-ci se veut optimiste et festive. « Tous les lieux qui ont obtenu le label ont vu leur fréquentation faire un bond. Et puisque nous rouvrons pour le 14 février, nous avons prévu de faire le show en plaçant notre soirée sous le signe de la Saint Valentin et du Carnaval de Venise ! Nous allons offrir à nos 100 meilleurs clients des masques vénitiens, fait main, conçus spécialement pour cette occasion par le nouveau styliste à la mode Ca’Macana. Et ce n’est que l’apéritif » nous confie-t ’elle avec enthousiasme et fierté.

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Après tout, il faut bien quelques espaces de décompression. C’est ce que semble nous dire un haut fonctionnaire de la préfecture de Police de Paris pour qui « on est allé un peu loin en créant la Brigade Spéciale de Respect du Confinement et en la dotant de drones équipés de cartouches paralysantes et électriques pour forcer les gens à rester chez eux. Les sondages montrent que les Français considèrent que ces mesures sont trop attentatoires aux libertés. On prend le risque de les faire sortir dans la rue pour protester. Ce qui seraient contre-productif dans notre lutte contre le virus. La réouverture des clubs est un signal politique. »

Les clubs libertins : opérateurs d’importance vitale ? Le Marquis de Sade doit en être tout émoustillé. Quoi qu’il en soit Mme Sostenga de la Vela m’a gentiment convié à sa soirée de réouverture. Et j’ai bien l’intention d’honorer cette invitation. Par curiosité professionnelle, bien entendu…

 

NOTE DU REDACTEUR

Fictional-Content est une agence de communication spécialisée dans le storytelling et la création de contenu pour les marques. Nous écrivons des fictions inspirées de faits réels. Retrouvez le Club Les Chandelles à cette adresse : https://les-chandelles.com/

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